Marketplaces en France : laquelle choisir pour vendre
En France, trois choses très différentes s'appellent « marketplace » : l'espace d'annonces entre particuliers de Facebook, les places de marché sur lesquelles un commerçant vend ses produits, et le logiciel de place de marché que des éditeurs vendent aux enseignes. Cette page traite la deuxième : où un vendeur français peut réellement vendre, ce que chaque plateforme prélève, et ce qu'il reste sur une vente de 50 €.
Les listes de marketplaces françaises qui circulent ont deux défauts, et ce sont les mêmes partout. Elles annoncent des pourcentages sans dire d'où ils viennent ni de quand ils datent, et elles supposent un lecteur déjà commerçant. Or la question qui arrive avant toutes les autres, en France, n'est pas celle de la commission mais celle du droit d'entrée : l'une des grandes plateformes n'accepte que les vendeurs inscrits au registre du commerce, une autre ne prélève plus aucun frais de transaction aux particuliers depuis le 1er septembre 2026.
Chaque chiffre ci-dessous a été relevé le 25 septembre 2026 sur la page officielle de la plateforme concernée, et le tableau dit lui-même quelles plateformes il ne couvre pas. Une grille de frais change quand la plateforme le décide : les pages d'origine, liées en bas, valent plus que n'importe quel article, celui-ci compris.
« Marketplace » en France : trois choses derrière un seul mot
Le mot est un faux ami statistique, et il faut le démêler avant de comparer quoi que ce soit.
Quand un Français tape « marketplace » seul, il cherche le plus souvent l'espace d'annonces de Facebook. Facebook le décrit lui-même en une ligne : « achetez et vendez des articles dans votre quartier, ou faites-vous livrer ». C'est un service d'annonces de proximité entre particuliers. Sa grille de frais vendeur n'a pas pu être relevée pour cette page, qui ne publie donc aucun chiffre à son sujet.
Le deuxième sens est celui du commerçant, et c'est le sujet ici. Une place de marché, terme officiel employé par l'administration française, est selon France Num « un espace virtuel en ligne sur lequel se rencontrent acheteurs et vendeurs pour effectuer des transactions de biens et/ou de services ». Vous y publiez des annonces dans l'audience de quelqu'un d'autre, et vous payez pour cette audience, à la vente ou à l'abonnement.
Le troisième sens ne concerne pas un vendeur : c'est le logiciel de place de marché, vendu à des enseignes qui veulent ouvrir la leur. Si vous cherchez un endroit où vendre, aucune de ces offres n'est pour vous. Leur présence dans les résultats de recherche explique en partie pourquoi les listes de marketplaces françaises sont écrites pour des directions e-commerce plutôt que pour un vendeur qui démarre.
Les plateformes où un vendeur français peut vendre
Trois familles, qui ne se choisissent pas pour les mêmes raisons.
Les généralistes. Amazon.fr, Cdiscount, eBay.fr, Rakuten et Fnac/Darty. Audience large, catalogue de tout, concurrence directe sur le prix. C'est la famille pour laquelle des barèmes vendeur publics existent, et celle que traite le tableau plus bas.
Les plateformes de seconde main et de petites annonces. Leboncoin, Vinted et l'espace Marketplace de Facebook. Elles portent l'essentiel du volume d'occasion en France, mais elles ne sont pas construites comme un canal pour un commerçant : les offres professionnelles de Leboncoin s'adressent à l'immobilier, l'automobile, l'emploi, la location de vacances et les commerces et services, et la vente de marchandises au détail n'y figure pas. Pour écouler vos propres affaires, elles sont souvent le chemin le plus court ; pour bâtir une activité, elles n'offrent pas ce qu'offre une place de marché.
Les spécialisées. Etsy pour le fait main, le vintage et les fournitures créatives, et une longue liste de plateformes sectorielles. L'audience y est plus petite et mieux ciblée, la guerre des prix moins brutale.
eBay.fr occupe une position à part : elle publie deux barèmes distincts, l'un pour les vendeurs particuliers, l'autre pour les vendeurs professionnels. La même plateforme sert donc les deux lecteurs, à deux prix. Le détail des deux barèmes de frais d'eBay.fr est traité à part ; ici ne figure que ce qui sert la comparaison.
Ce que chaque plateforme prélève : les grilles officielles
La colonne « Par mois » est l'abonnement fixe, prélevé même sans vente. Le tableau ne contient que les plateformes dont le barème vendeur a pu être lu sur leur propre page française le 25 septembre 2026. Rakuten, Fnac/Darty, Vinted et l'espace Marketplace de Facebook n'y figurent pas : leurs pages vendeur n'ont pas pu être relevées à cette date, et un pourcentage recopié sur un blog n'a pas sa place dans un tableau de frais. Pour ces quatre-là, la seule bonne source est leur propre espace vendeur.
| Plateforme | Par mois | Frais par vente |
|---|---|---|
| eBay.fr, particulier (EEE) | Aucun | 0 € ; 150 annonces offertes par mois, puis 0,35 € |
| eBay.fr, professionnel | Aucun | 5 à 12 % + 0,35 % + 0,35 € par commande |
| Amazon.fr, plan Individuel | Aucun | 0,99 € par unité + 8 à 15 % |
| Amazon.fr, plan Professionnel | 39 € HT | 8 à 15 % |
| Cdiscount Marketplace | 39,99 € HT | 15 % par défaut, 5 à 20 % selon la catégorie |
| Etsy | Aucun | 0,18 € par annonce + 6,5 % + 4 % + 0,30 € |
Trois précisions que les listes omettent, et qui changent le calcul.
La commission ne porte pas sur le prix de l'objet, mais sur le total payé par l'acheteur. Cdiscount l'écrit en formule : « (Prix de vente TTC + Frais de port) x Taux de commission de la catégorie ». Amazon dit la même chose, « le montant total payé par l'acheteur, comprenant le prix de l'article et les frais de livraison ou d'emballage cadeau ». Un prix bas avec un port élevé ne réduit donc pas les frais.
Deux cases se lisent avec leur note. Le vendeur particulier d'eBay.fr est à zéro parce qu'il ne paie ni commission sur le prix final ni frais d'exploitation réglementaires, et son quota de 150 annonces est mensuel, non cumulable. Chez Cdiscount, un produit non neuf, occasion ou reconditionné, est majoré de 2 points par rapport au taux de sa catégorie.
Le taux affiché n'est pas le taux de votre catégorie. Chez Cdiscount, 15 % s'applique à toutes les catégories hors liste, mais la grille descend à 5 % sur les téléviseurs, ordinateurs, tablettes, écrans, imprimantes et vidéoprojecteurs, et monte à 20 % sur les bijoux ; un produit non neuf, occasion ou reconditionné, est majoré de 2 points. Chez eBay, le barème professionnel va de 5 % sur les appareils électroniques à 12 % sur la mode, la beauté, les bijoux et les montres. Cherchez votre catégorie dans la grille avant de comparer les plateformes entre elles.
Un abonnement ne se compare pas à une commission. 39,99 € HT par mois chez Cdiscount coûtent 4,00 € par vente si vous en réalisez dix dans le mois, et 0,40 € par vente si vous en réalisez cent. Amazon rend l'arbitrage explicite en proposant les deux formules : 0,99 € par unité vendue sans abonnement, ou 39 € HT par mois quel que soit le volume. Le point de bascule se situe autour de quarante unités par mois. En dessous, l'abonnement est une perte sèche.
Sur une vente de 50 €, ce qu'il reste
Un pourcentage ne se compare bien qu'en euros. Le tableau applique les barèmes ci-dessus à une seule vente, 50 € payés par l'acheteur port compris, dans une catégorie au taux standard de chaque plateforme.
| Plateforme | Prélevé sur 50 € | Reste au vendeur |
|---|---|---|
| eBay.fr, particulier (EEE) | 0 € | 50,00 € |
| eBay.fr, professionnel (9 %) | 5,03 € HT | 44,97 € |
| Etsy | 5,73 € | 44,27 € |
| Cdiscount (15 %) | 7,50 € + le forfait | 42,50 € avant forfait |
| Amazon.fr, Individuel (8 à 15 %) | 4,99 à 8,49 € | 45,01 à 41,51 € |
Le détail, pour que le calcul soit vérifiable. Sur eBay en professionnel : 9 % de 50 €, soit 4,50 €, plus 0,35 € par commande, plus 0,35 % de frais d'exploitation réglementaires, soit 0,18 €. Sur Etsy : 0,18 € de mise en vente, 6,5 % de frais de transaction, soit 3,25 €, puis 4 % plus 0,30 € de traitement du paiement, soit 2,30 € ; Etsy mentionne en outre 1,14 % de frais d'exploitation réglementaires qu'elle peut facturer dans certains pays, soit 0,57 € de plus le cas échéant. Sur Cdiscount : 15 % de 50 €, soit 7,50 €, auxquels s'ajoute la part de l'abonnement, de 4,00 € à dix ventes par mois à 0,40 € à cent ventes. Sur Amazon avec le plan Individuel : 0,99 € par unité plus des frais de vente que la plateforme situe entre 8 et 15 % selon la catégorie, d'où la fourchette.
Ce que ce tableau montre et qu'aucune liste de plateformes ne montre : entre les quatre barèmes payants, l'écart tient en trois ou quatre euros sur une vente de 50 €, tandis que l'écart entre un compte particulier et un compte professionnel sur la même plateforme approche cinq euros. Le statut pèse plus lourd que le choix de la plateforme, et c'est pour cela que la section suivante existe.
Le statut passe avant la plateforme
En France, une question de droit précède le choix de la plateforme, et s'y tromper coûte plus cher que n'importe quelle commission.
Vendre vos propres affaires, en général d'occasion et de façon occasionnelle, n'est pas une activité commerciale et ne demande aucune formalité. Acheter des marchandises pour les revendre en est une, dès la première opération : ce n'est pas une question de montant ni de fréquence, c'est la nature de l'achat qui décide. La déclaration s'appelle l'immatriculation ; elle se fait sur le guichet des formalités des entreprises, et pour une activité commerciale l'inscription au registre du commerce et des sociétés ainsi qu'au registre national des entreprises est gratuite.
Cette ligne décide ensuite quelles plateformes vous sont ouvertes. Cdiscount l'écrit noir sur blanc dans les conditions d'accès à sa place de marché : « Vous devez être inscrit au Registre du Commerce de votre pays et déclaré auprès des autorités fiscales et sociales de votre pays. » Un particulier ne s'inscrit donc pas sur Cdiscount Marketplace. eBay.fr, à l'inverse, accepte les deux profils et les facture différemment, ce qui en fait, parmi les barèmes relevés ici, la seule place de marché généraliste ouverte à un vendeur particulier français non immatriculé, et sans frais de transaction depuis le 1er septembre 2026.
Cdiscount ajoute deux conditions que les listes ne mentionnent jamais et qui comptent autant que la commission : la plateforme attend « un taux de réclamation clients de 1 % maximum et un taux de livraison dans les temps de 99 % ». Ce sont des engagements de logistique, pas de commerce, et ils supposent du stock disponible et un transporteur fiable dès la première annonce. En contrepartie, Cdiscount indique reverser les gains tous les dix jours une fois l'expédition confirmée, ce qui est une information de trésorerie et non de marge.
Les obligations qui suivent l'immatriculation, la TVA, les seuils de régime et les règles propres à la vente sans stock sont traitées en détail sur notre page consacrée au cadre légal du dropshipping en France. Si vous achetez pour revendre avec du stock, notre page sur l'achat-revente et le besoin de trésorerie qu'il impose est la suite logique, et ce que change le statut de vendeur professionnel sur eBay.fr en détaille le cas particulier.
Ce qu'une place de marché prend en plus de la commission
La commission n'est pas le seul prix payé, et sur ce point la source la plus franche n'est pas un article de blog mais France Num, le portail de l'État pour la transformation numérique des entreprises. Son guide sur les places de marché liste les inconvénients sans les adoucir.
Le client n'est pas le vôtre. France Num l'écrit ainsi : « Le client appartient à la marketplace et le vendeur ne peut contacter le client autrement qu'en lui envoyant le colis (aucune collecte de données clients possible). » Autrement dit vous louez une audience, vous ne la constituez pas. Au bout de trois ans d'activité, vous n'avez toujours pas de fichier client.
La guerre des prix est structurelle. « Le moins cher étant le mieux positionné, tout le monde tend à baisser ses prix au maximum et donc, à rogner ses marges. » Sur une place de marché généraliste, vous êtes comparé au centime près, souvent sur une fiche produit partagée avec vos concurrents.
Le coût réel dépasse la commission, et la sélection est sévère. Le même guide chiffre l'ensemble : « commission 15 % en moyenne, abonnement mensuel, abonnement à un outil de gestion des flux lorsque nécessaire », et prévient que l'accès « induit, pour les vendeurs, un contrôle qualité sévère ».
En face, France Num reconnaît l'avantage décisif pour qui démarre : « Faible investissement de départ : la présence sur les marketplaces ne nécessite pas d'investissement marketing et communication pour l'acquisition de trafic. Les coûts n'interviennent que lorsqu'il y a vente. » C'est exactement l'inverse d'une boutique en ligne, où l'audience se paie avant la première vente. Les deux voies et leurs coûts respectifs sont comparées sur notre page consacrée à la définition du e-commerce et aux quatre façons de vendre en ligne depuis la France.
Trois questions avant de s'inscrire
Trois questions suffisent à écarter la plupart des mauvais choix, et aucune ne porte sur la taille de la plateforme.
Quel est le taux de ma catégorie, et non le taux annoncé ? L'écart à l'intérieur d'une grille est plus grand que l'écart entre les plateformes : de 5 à 20 % selon la catégorie chez Cdiscount, de 5 à 12 % chez eBay. Un vendeur d'informatique et un vendeur de bijoux n'arrivent pas à la même conclusion, et un tableau qui donne un seul chiffre par plateforme ne sert ni l'un ni l'autre.
Combien de ventes par mois, face à l'abonnement ? En dessous d'une quarantaine de ventes mensuelles, une formule sans abonnement laisse plus d'argent qu'une formule à 39 ou 39,99 € HT par mois, quelle que soit la commission. Au-dessus, l'arbitrage s'inverse. Commencez par la formule sans engagement et changez quand le volume le justifie, jamais l'inverse.
Qu'est-ce que je saurai tenir ? Les engagements de service, taux de réclamation, délais de livraison, gestion des retours, ne se négocient pas et se mesurent dès les premières commandes. Une plateforme dont vous ne tiendrez pas les délais vous coûtera plus cher que trois points de commission supplémentaires ailleurs.
Il en reste une, qui décide en réalité de la rentabilité et qu'aucune grille de frais ne donne : votre produit se vend-il, sur cette plateforme, à un prix qui survit à la commission ? Cela se vérifie avant l'inscription, en regardant ce qui s'est réellement vendu et à quel prix. Notre page sur ce qu'il est pertinent de vendre en ligne depuis la France part de cette question, et si votre choix se porte sur eBay.fr, la marche à suivre pour ouvrir un compte et publier une première annonce est décrite pas à pas.
Ce qu'il faut retenir
En France, « marketplace » désigne d'abord un espace d'annonces entre particuliers, et ensuite seulement les places de marché sur lesquelles on bâtit une activité. Parmi ces dernières, cinq barèmes sont publics et vérifiables : eBay.fr pour les particuliers, eBay.fr pour les professionnels, Amazon.fr, Cdiscount et Etsy. Quatre autres plateformes souvent citées ne sont pas dans les tableaux, faute d'avoir pu lire leur grille à cette date, et une case vide vaut mieux qu'un chiffre non vérifié.
Sur une vente de 50 €, l'écart entre les barèmes payants tient en trois ou quatre euros, alors que l'écart entre un compte particulier et un compte professionnel sur la même plateforme approche cinq euros. La décision utile n'est donc pas « quelle marketplace », mais, dans l'ordre : quel statut, quelle catégorie, quel volume. Et une fois la plateforme choisie, gardez à l'esprit ce que l'État écrit lui-même à son sujet : le client appartient à la place de marché, pas à vous.
Questions fréquentes
Quelle est la meilleure marketplace en France ?
Aucune ne l'est pour tout le monde, et la question utile porte sur trois points avant la taille de la plateforme. Votre statut d'abord : Cdiscount Marketplace exige une inscription au registre du commerce, alors qu'eBay.fr accepte les vendeurs particuliers sans frais de transaction depuis le 1er septembre 2026. Votre catégorie ensuite : chez Cdiscount la commission va de 5 % sur les téléviseurs et ordinateurs à 20 % sur les bijoux, chez eBay de 5 % sur les appareils électroniques à 12 % sur la mode et les bijoux. Votre volume enfin : un abonnement à 39 ou 39,99 € HT par mois ne se justifie qu'au-delà d'une quarantaine de ventes mensuelles.
Quelles sont les marketplaces françaises pour vendre ses produits ?
Les généralistes accessibles à un vendeur français sont Amazon.fr, Cdiscount, eBay.fr, Rakuten et Fnac/Darty. À côté se trouvent les plateformes de seconde main et de petites annonces, Leboncoin, Vinted et l'espace Marketplace de Facebook, qui servent d'abord la vente entre particuliers : les offres professionnelles de Leboncoin s'adressent à l'immobilier, l'automobile, l'emploi, la location de vacances et les commerces et services, et la vente de marchandises au détail n'y figure pas. Enfin les spécialisées, dont Etsy pour le fait main, le vintage et les fournitures créatives.
Est-ce que vendre sur Marketplace est gratuit ?
Cette question porte presque toujours sur l'espace Marketplace de Facebook, qui est un service d'annonces de proximité entre particuliers et non une place de marché pour commerçants ; cette page ne publie aucun chiffre à son sujet, faute d'avoir pu relever sa grille vendeur. Si la question porte sur une place de marché au sens commercial, la seule réponse « gratuit » vérifiable est celle d'eBay.fr pour un vendeur particulier dont l'adresse est enregistrée dans l'Espace économique européen : aucun frais de transaction et 150 annonces gratuites par mois, 0,35 € par annonce au-delà du quota.
Faut-il un SIRET pour vendre sur une marketplace ?
Cela dépend de la plateforme et de ce que vous vendez. Vendre vos propres affaires d'occasion n'est pas une activité commerciale et ne demande aucune formalité ; acheter des marchandises pour les revendre en est une dès la première opération, et suppose une immatriculation sur le guichet des formalités des entreprises, gratuite pour une activité commerciale. Côté plateformes, Cdiscount Marketplace écrit que le vendeur doit être inscrit au registre du commerce de son pays et déclaré auprès des autorités fiscales et sociales, tandis qu'eBay.fr publie deux barèmes distincts et accepte donc aussi les vendeurs particuliers.
Combien coûte une vente de 50 € sur une marketplace ?
Sur 50 € payés par l'acheteur, port compris, dans une catégorie au taux standard : 0 € pour un vendeur particulier sur eBay.fr, environ 5,03 € HT pour un vendeur professionnel sur eBay.fr (9 % plus 0,35 € par commande plus 0,35 % de frais réglementaires), de 4,99 à 8,49 € sur Amazon.fr avec le plan Individuel (0,99 € par unité plus des frais de vente situés entre 8 et 15 % selon la catégorie), 7,50 € sur Cdiscount au taux par défaut de 15 % auxquels s'ajoute la part de l'abonnement, et environ 5,73 € sur Etsy. Chiffres calculés sur les grilles officielles relevées le 25 septembre 2026.
Quelle est la différence entre une marketplace et une place de marché ?
Aucune : « place de marché » est la traduction française et le terme employé par l'administration. France Num la définit comme « un espace virtuel en ligne sur lequel se rencontrent acheteurs et vendeurs pour effectuer des transactions de biens et/ou de services ». La différence utile est ailleurs : entre une place de marché, où vous vendez dans l'audience de quelqu'un d'autre contre une commission, et un logiciel de place de marché, vendu à des enseignes qui veulent ouvrir la leur. Le second n'a aucun intérêt pour un vendeur.
Une marketplace ou sa propre boutique en ligne ?
Les deux coûts ne tombent pas au même moment. France Num résume l'avantage de la place de marché : « la présence sur les marketplaces ne nécessite pas d'investissement marketing et communication pour l'acquisition de trafic. Les coûts n'interviennent que lorsqu'il y a vente. » Le même guide en donne le prix : « Le client appartient à la marketplace et le vendeur ne peut contacter le client autrement qu'en lui envoyant le colis. » Une boutique en ligne inverse exactement les termes, l'audience se paie d'avance et le fichier client reste le vôtre.