Taxe colis Chine 2026 : ce que paie vraiment un vendeur
Depuis le 1er juillet 2026, chaque colis venant de Chine, ou de tout pays hors Union européenne, d'une valeur de 150 € ou moins supporte un droit de douane forfaitaire de 3 € par ligne d'article, en plus de la TVA due dès le premier euro. Ce droit est acquitté par le déclarant, le plus souvent la plateforme, et non par l'acheteur à la porte. Pour un vendeur qui fait livrer depuis la Chine, il est dans son prix d'achat, et il décide de ce qui reste vendable sous dix euros.
La recherche « taxe colis chine » est, à la lecture de la page de résultats, une recherche d'acheteurs : des quotidiens, des sites de consommateurs, des vidéos, et quatre questions qui demandent toutes la même chose, qui paie et combien. Cette page y répond, mais depuis l'autre côté du colis : celui du vendeur établi en France qui fait expédier depuis un fournisseur chinois à un client français, et qui doit savoir où ces 3 € tombent dans son calcul.
Tout ce qui suit est lu sur les pages de la douane française, d'economie.gouv.fr et d'impots.gouv.fr, consultées le 6 octobre 2026. Les chiffres qui n'y figurent pas, par exemple le montant de la redevance prévue en novembre, ne figurent pas ici non plus.
Ce qui a changé, date par date
Le régime des petits colis a changé trois fois en cinq ans, et les pages qui en parlent mélangent souvent les trois. Voici la séquence, telle que les pages officielles la donnent.
| Date | Ce qui s'applique aux colis de 150 € ou moins venant de hors UE | Source |
|---|---|---|
| Jusqu'au 30 juin 2021 | TVA exonérée jusqu'à 22 €, pas de droits de douane | douane, actualité du 30 juin 2021 |
| 1er juillet 2021 | TVA due dès le premier euro, collectée à la vente via l'IOSS ou à l'importation ; toujours pas de droits de douane sous 150 € | douane, actualité du 30 juin 2021 |
| 1er mars au 30 juin 2026 | taxe nationale française de 2 € par article, en plus de la TVA | economie.gouv.fr |
| Depuis le 1er juillet 2026 | droit de douane forfaitaire européen de 3 € par ligne d'article, en plus de la TVA ; taxe nationale suspendue | douane, fiche du 10 juillet 2026 ; economie.gouv.fr |
| 1er novembre 2026 | une redevance pour frais de gestion européenne (Union Handling Fee) s'ajoute, montant non publié | economie.gouv.fr |
| 1er juillet 2028 | fin du droit forfaitaire, passage au tarif extérieur commun | douane, fiche du 10 juillet 2026 |
La ligne qui compte est l'avant-dernière en date. Jusqu'au 30 juin 2026, un colis de moins de 150 € ne payait pas de droits de douane, et le ministère de l'Économie le dit en toutes lettres dans son communiqué du 30 juin 2026 : jusqu'à présent, ces colis étaient exonérés de tout droit de douane. Cette franchise de 150 € a été supprimée par le règlement (UE) 2026/382 du Conseil du 11 février 2026, et remplacée par le droit forfaitaire. La douane précise que la mesure est transitoire : elle reste applicable jusqu'au 1er juillet 2028, date à laquelle les flux concernés passeront au tarif extérieur commun.
Les 3 € : comment ils se comptent
La règle de calcul tient en trois phrases de la fiche de la douane, et chacune change le résultat.
Par ligne d'article, pas par colis. « Chaque ligne d'article contenue dans une déclaration est soumise au droit de douane forfaitaire de 3 euros. » Un colis qui contient deux produits différents paie 6 €, trois produits 9 €.
Par nomenclature, pas par unité. « Le droit de douane s'applique pour les unités d'article partageant la même nomenclature. » La foire aux questions de la douane le traduit en formule : 1 article x Y (quantité) = 3 €. Dix exemplaires d'une même coque de téléphone font une ligne et 3 € ; une coque et un chargeur font deux lignes et 6 €. Pour un vendeur, cela veut dire que le droit pèse sur le nombre de références par envoi, pas sur la quantité.
Non remboursable. « Le droit de douane ne sera pas remboursable sauf pour les cas prévus à l'article 116 du code des douanes de l'Union. » La foire aux questions ajoute qu'à compter du 1er juillet 2026, le motif d'invalidation en cas de retour de marchandises ne peut plus être sollicité. Un client qui renvoie l'article ne récupère pas les 3 €, et vous non plus.
Et une quatrième phrase, qui ne vient pas de la fiche mais de la foire aux questions, et qui modifie la TVA : pour les régimes de TVA standard et simplifié, les montants dus au titre du droit forfaitaire sont intégrés à la base d'imposition de la TVA. Autrement dit, dans ces deux régimes, les 3 € sont eux-mêmes soumis à 20 % de TVA.
Qui paie, selon la douane
C'est la question des quatre questions de la page de résultats, et la réponse officielle est plus précise que « la plateforme ».
La fiche de la douane définit le redevable comme le déclarant en douane, avec une hiérarchie :
- le titulaire du numéro IOSS ou son représentant indirect, obligatoirement si l'un des deux existe ;
- en l'absence d'IOSS, la personne qui sollicite le régime simplifié de TVA ou son représentant indirect ;
- en l'absence des deux, le représentant indirect de l'importateur.
Puis une phrase qui situe le colis d'un dropshipper mieux que n'importe quel guide : « le droit de douane forfaitaire vise les ventes à distance de biens importés entre un consommateur et un vendeur, par conséquent, l'importateur devra toujours être un particulier/un consommateur ». Le colis que votre fournisseur chinois expédie à votre client est importé au nom de votre client, consommateur, et déclaré par celui qui tient le numéro IOSS, en pratique la plateforme sur laquelle vous avez acheté, ou son représentant.
Le ministère de l'Économie le dit en langage courant dans son communiqué du 30 juin 2026 : « Ce droit sera acquitté par les plateformes de vente en ligne. » Et economie.gouv.fr, à propos de la taxe nationale qui a précédé, précisait qu'elle devait être acquittée par le redevable de la TVA à l'importation, soit directement le vendeur, soit la plateforme d'e-commerce servant d'intermédiaire.
Ce que cela donne pour vous :
| Votre situation | Qui déclare et acquitte les 3 € | Où ils apparaissent pour vous |
|---|---|---|
| Vous commandez à l'unité sur une plateforme inscrite à l'IOSS, livraison directe au client | la plateforme, titulaire de l'IOSS | dans le prix total payé à la commande |
| Votre fournisseur expédie sans IOSS, en régime simplifié ou standard | la personne qui sollicite le régime, ou le représentant de l'importateur | à l'arrivée du colis, avec la TVA, réclamés au destinataire |
| Vous importez un lot en tant qu'entreprise | personne : le flux est B2B, hors du droit forfaitaire, soumis au tarif extérieur commun | sur votre propre déclaration d'importation |
La deuxième ligne est celle qu'il faut éviter à tout prix, et pas à cause des 3 €. Un colis dont la TVA et le droit sont réclamés à l'arrivée est un colis que votre client découvre payant à la porte, après avoir déjà payé votre boutique.
La TVA, l'autre moitié du prix
Le droit forfaitaire fait les titres, mais la TVA pèse plus lourd, et elle date de 2021. La douane l'a annoncé le 30 juin 2021 : « à partir du 1er juillet 2021, toutes les marchandises achetées en ligne et provenant de pays extérieurs à l'Union européenne seront soumises au paiement de la TVA dès le 1er euro ». L'exonération de 22 € a disparu ce jour-là.
Deux voies existent depuis, et la différence pour un vendeur se joue à la commande.
Avec l'IOSS. Le guichet unique à l'importation permet au vendeur ou à la plateforme de collecter la TVA auprès de l'acheteur au moment de la vente en ligne, pour les envois qui n'excèdent pas 150 €. impots.gouv.fr formule l'effet : « si le vendeur opte pour le régime IOSS, l'opération est exonérée de TVA à l'importation et la TVA est incluse dans le prix d'achat et payée par l'acquéreur ». La douane précise que l'opérateur inscrit à l'IOSS doit collecter la TVA au moment de la vente, qu'il reçoit un numéro IOSS unique valable dans toute l'Union, et que l'adhésion reste optionnelle. Et impots.gouv.fr ajoute la règle qui concerne les grandes plateformes : celles qui facilitent des livraisons de biens à des personnes non assujetties pour le compte d'un vendeur non établi dans l'UE deviennent « fournisseur présumé », c'est-à-dire redevables de la TVA à la place du vendeur.
Sans l'IOSS. La TVA est due à l'importation, dans le régime simplifié ou le régime standard, et c'est le transporteur qui la collecte auprès du destinataire. La douane prévient depuis 2021 que la réalisation des formalités de dédouanement peut conduire le transporteur à vous facturer des frais supplémentaires, et sa page de conseils aux acheteurs est plus directe encore : ces frais, « abusivement appelés « frais de douane » par les transporteurs », sont en réalité des honoraires perçus par les transporteurs, fixés par eux, facturés avant ou après la livraison.
Pour un vendeur, la conséquence est simple à formuler et pénible à vérifier : la question à poser à votre fournisseur avant la première commande n'est pas « quel est votre prix » mais « êtes-vous inscrit à l'IOSS, et le prix affiché pour une livraison en France inclut-il la TVA et le droit de 3 € ». Si la réponse est floue, votre client paiera à la porte.
Ce que cela fait à une marge de dropshipping
Voici l'arithmétique, sur les règles ci-dessus et rien d'autre.
Prenez un article acheté 4 € chez un fournisseur chinois, expédié seul. Le droit forfaitaire est de 3 €, soit 75 % du prix d'achat. En régime standard ou simplifié, la TVA de 20 % porte sur le prix et sur le droit, soit 20 % de 7 €, 1,40 € ; le coût rendu avant frais de port est de 8,40 €. Avec l'IOSS, la TVA est collectée à la vente sur le prix, et le droit s'ajoute dans le total payé à la commande. Dans les deux cas, un article à 4 € coûte au moins 7 € une fois importé, et plus de 8 € selon le régime. Un article à 40 € coûte 43 € : le même droit, mais 7,5 % au lieu de 75 %.
Le droit forfaitaire ne tue donc pas le dropshipping depuis la Chine. Il tue les produits bon marché expédiés à l'unité, et il faut le mesurer contre ce qui se vend réellement en France. Les chiffres proviennent du ZIK Marketplace Index (ZMI), qui couvre 2,7 millions d'annonces suivies sur eBay.fr, données au 05/09/2026 : voici le prix moyen de vente par catégorie, et ce que 3 € y représentent.
| Catégorie eBay.fr | Prix moyen de vente | Ventes en 30 jours | 3 € en part du prix |
|---|---|---|---|
| Jardin et terrasse | 12,86 € | 13 251 | 23,3 % |
| Cosmétiques | 16,62 € | 3 830 | 18,1 % |
| Maison et jardin | 28,98 € | 45 572 | 10,4 % |
| Électronique | 38,03 € | 27 878 | 7,9 % |
| Jouets | 48,19 € | 11 376 | 6,2 % |
| Pièces auto | 61,61 € | 36 681 | 4,9 % |
La dernière colonne est un calcul, pas une donnée : 3 € divisés par le prix moyen. Elle dit où le droit est absorbable et où il ne l'est pas. En Jardin et terrasse, où les ventes sont nombreuses mais le panier moyen est de 12,86 €, les 3 € prennent près d'un quart du prix de vente avant même le port, les frais de la place de marché et la TVA sur votre propre vente. En Pièces auto, à 61,61 € de moyenne, ils prennent 5 %. Le produit se choisit donc sur son prix de vente observé, et la règle de 2026 déplace la ligne de flottaison vers le haut : ce qui se vendait 8 € en 2025 avec 4 € de marge n'a plus de marge.
Les frais de la place de marché elle-même, commission, frais par commande et frais réglementaires, sont dans notre page sur les frais d'eBay, et la méthode pour lire des ventes réelles avant de sourcer dans notre guide du produit gagnant.
Ce qui n'est pas soumis au droit forfaitaire, et la route que cela ouvre
La fiche de la douane liste quatre flux exclus :
- les envois de particulier à particulier (C2C) d'une valeur de 45 € ou moins ;
- les flux entre la métropole et les départements et régions d'outre-mer ;
- les flux entre entreprises (B2B), qui doivent être dédouanés pour se voir appliquer le tarif extérieur commun ;
- les envois dont la valeur intrinsèque excède 150 €.
Deux lectures honnêtes. La première ligne n'est pas une route pour un vendeur : déclarer un envoi commercial comme un cadeau entre particuliers est une fausse déclaration, et le ministère écrit, dans son communiqué du 30 juin 2026, que la douane multiplie les contrôles depuis plusieurs mois. La troisième ligne, en revanche, décrit un modèle différent : acheter un lot en tant qu'entreprise, le faire importer sur votre déclaration au tarif extérieur commun, et expédier vous-même depuis la France. Ce n'est plus du dropshipping ; c'est de l'achat-revente avec stock, et il se calcule autrement.
Entre les deux, il existe une route qui sort entièrement du dispositif sans changer de modèle : un fournisseur dont l'entrepôt est dans l'Union européenne. La marchandise a été importée en amont, en gros, par lui ; votre client reçoit un colis intra-UE, sans TVA à l'importation, sans droit forfaitaire, sans frais de transporteur à la porte. Les grossistes et les plateformes qui proposent cela sont comparés dans notre page sur les fournisseurs de dropshipping, avec un avis détaillé sur BigBuy, et la différence entre acheter à l'unité sur AliExpress et par quantités sur Alibaba est traitée dans notre page sur Alibaba et le dropshipping. Ce que la loi française exige de vous une fois que la marchandise est vendue, statut, TVA, mentions légales, droit de rétractation, est dans notre guide sur ce que la loi exige d'un vendeur en ligne.
Ce qui arrive ensuite
Trois dates sont déjà écrites, et aucune n'est dans votre calcul de marge si vous l'avez fait en 2025.
1er novembre 2026. Deux changements. Sur la déclaration, l'identifiant produit devient obligatoire : la douane précise qu'il est facultatif jusqu'au 1er novembre 2026 et obligatoire à cette date, avec des codes pour l'identifiant du vendeur ou de la plateforme et celui du fabricant, afin de garantir la traçabilité de la marchandise. Sur le coût, economie.gouv.fr annonce qu'une redevance pour frais de gestion européenne viendra compléter le dispositif, appliquée uniformément dans toute l'UE, et que ses modalités précises seront définies dans les prochains mois. Aucun montant n'est publié ; cette page n'en invente pas.
1er juillet 2028. Fin du droit forfaitaire, selon la douane, et passage des flux concernés au tarif extérieur commun, dans le cadre de la réforme de l'Union douanière. Les droits redeviendront alors fonction du produit et de son origine.
Et une mesure qui a déjà eu lieu, utile pour lire les pages plus anciennes : la taxe nationale française de 2 € par article, créée par la loi de finances pour 2026, n'a existé que du 1er mars au 30 juin 2026. Un article qui parle de « 2 € » décrit ces quatre mois ; un article qui parle d'une franchise de 150 € décrit le monde d'avant juillet 2026.
Ce qu'il faut retenir
Depuis le 1er juillet 2026, un colis de 150 € ou moins venant de Chine paie 3 € par ligne d'article, non remboursables, en plus d'une TVA due depuis 2021 dès le premier euro. Le redevable est le déclarant, en pratique la plateforme titulaire de l'IOSS, et le colis est importé au nom de votre client ; si votre fournisseur n'est pas inscrit à l'IOSS, c'est votre client qui paie à la porte, TVA, droit et honoraires du transporteur compris.
Pour un vendeur, la règle se traduit en deux décisions. Ne plus sourcer à l'unité ce qui se vend sous dix euros, parce que 3 € y pèsent entre un cinquième et un quart du prix. Et poser à chaque fournisseur la question de l'IOSS avant la première commande, ou choisir un entrepôt dans l'Union et sortir du sujet.
Questions fréquentes
Qui paie la taxe sur les petits colis ?
Le déclarant en douane, selon la fiche de la douane française mise à jour le 10 juillet 2026 : en premier lieu le titulaire du numéro IOSS ou son représentant indirect, à défaut la personne qui sollicite le régime simplifié de TVA, à défaut le représentant indirect de l'importateur. Le communiqué du ministère de l'Économie du 30 juin 2026 le résume ainsi : ce droit sera acquitté par les plateformes de vente en ligne. Pour l'acheteur, il est donc dans le prix, et non réclamé à la porte, quand la plateforme est inscrite à l'IOSS. Pour un vendeur qui fait livrer depuis la Chine, il est dans le prix d'achat payé au fournisseur.
Quelle est la taxe de 3 € sur AliExpress ?
Ce n'est pas une taxe d'AliExpress mais le droit de douane forfaitaire européen, entré en vigueur le 1er juillet 2026 sur tous les colis importés de hors Union européenne d'une valeur de 150 € ou moins, quelle que soit la plateforme. Il est de 3 € par ligne d'article, et la douane précise qu'une ligne regroupe les unités d'un même article : un lot de quatre coques identiques fait 3 €, une coque et un câble font 6 €. Il s'ajoute à la TVA, due depuis le premier euro, et il n'est pas remboursable si vous renvoyez l'article.
Les colis Shein et Temu sont-ils taxés en France ?
Oui, comme tous les colis venant d'un pays hors Union européenne, depuis le 1er juillet 2026 : 3 € par ligne d'article jusqu'à 150 €, perçus par l'Union européenne, qui en reverse 25 % au pays qui dédouane, selon economie.gouv.fr. Avant cette date, la France appliquait seule une taxe de 2 € par article du 1er mars au 30 juin 2026 ; elle est suspendue depuis. Le droit est acquitté par la plateforme et se retrouve dans le prix affiché.
Quelle sera la taxe sur les colis après juillet 2026 ?
Deux échéances sont déjà publiées. À partir du 1er novembre 2026, une redevance pour frais de gestion européenne, dite Union Handling Fee, viendra compléter le droit forfaitaire, et economie.gouv.fr écrit que ses modalités précises seront définies dans les prochains mois ; aucun montant n'est publié à ce jour. Et à compter du 1er juillet 2028, selon la douane, le droit forfaitaire disparaît et les colis concernés passeront au tarif extérieur commun, c'est-à-dire aux droits de douane ordinaires selon le produit et l'origine.
Un dropshipper doit-il payer la TVA deux fois ?
Non, mais il y a deux TVA à distinguer. La TVA à l'importation du colis, due dès le premier euro, est collectée à la vente quand le fournisseur ou la plateforme est inscrit à l'IOSS, sinon à l'arrivée du colis. La TVA sur votre propre vente au client français dépend de votre statut : en franchise en base de TVA, vous n'en facturez pas ; au-delà des seuils, vous la facturez et la reversez. Ce second volet est détaillé dans notre guide sur ce que la loi française exige d'un vendeur en ligne, et il mérite un expert-comptable dès que les deux volets se cumulent.
Comment éviter le droit de douane de 3 € ?
En changeant de route, pas de déclaration. Le droit vise les ventes à distance de biens importés de 150 € ou moins ; il ne s'applique pas aux flux entre entreprises, qui relèvent du tarif extérieur commun, ni aux marchandises déjà dédouanées dans l'Union. Acheter un stock auprès d'un grossiste établi dans l'UE, ou importer un lot en tant qu'entreprise, sort donc du dispositif. Déclarer un colis commercial comme un envoi entre particuliers pour profiter de la franchise de 45 € est une fausse déclaration, pas une optimisation.