Dropshipping avec Shopify en France : prix, TVA et limites
Une boutique Shopify coûte 24 € par mois en facturation annuelle sur le forfait Basic, 32 € en facturation mensuelle, plus des frais de carte à partir de 1,6 % + 0,25 € par paiement. Le reste de la facture ne figure pas sur la page des tarifs : le statut à déclarer avant la première vente, la TVA quand la boutique franchit une frontière, les mentions légales et les CGV que vous écrivez vous-même, et le produit que Shopify ne choisira jamais à votre place.
Les guides qui remontent sur « dropshipping shopify » en France sont écrits par des agences, des éditeurs d'applications ou Shopify lui-même. Aucun ne répond à la question que pose un vendeur français : combien cette boutique va me coûter, en euros, une fois l'administration française passée. Cette page suit ce chemin dans l'ordre où il se présente, avec les tarifs relevés sur la page française de Shopify le 9 septembre 2026, les seuils de service-public et d'impots.gouv, et les chiffres du ZIK Marketplace Index sur les boutiques Shopify françaises.
Un point de vocabulaire avant de commencer : le dropshipping est un mode d'expédition, pas un modèle de boutique. Shopify est le logiciel de boutique. Les deux se combinent souvent, mais ils ne règlent pas les mêmes problèmes, et c'est exactement là que la plupart des débuts coincent.
Ce que Shopify vend, et ce qu'il ne vend pas
Shopify vend trois choses : un site marchand que vous n'avez pas à coder, un catalogue produits, et un processus de paiement. Ces trois choses fonctionnent, elles sont à vous, et c'est la vraie différence avec une place de marché : sur eBay.fr vous louez l'audience de quelqu'un d'autre, sur Shopify vous possédez la boutique et vous partez de zéro visiteur.
Ce que Shopify ne vend pas : la demande, le produit, le fournisseur et la conformité française. La demande s'achète en publicité ou se construit en référencement. Le produit se choisit sur des données que Shopify n'a pas, puisqu'il ne voit que votre boutique. Le fournisseur se cherche ailleurs. Et les obligations d'un éditeur de site français ne sont fournies avec aucun thème.
Les quatre étapes qui suivent sont ces quatre manques, dans l'ordre où ils coûtent de l'argent.
Étape 1 : Chiffrez le coût mensuel réel de la boutique
La première étape est un calcul, et il se fait avant d'ouvrir le compte. Sur la page des tarifs française de Shopify, lue le 9 septembre 2026, quatre forfaits sont proposés, avec deux prix chacun selon que vous payez à l'année ou au mois. L'écart entre les deux colonnes est le premier piège : sur Basic, la facturation mensuelle coûte un tiers de plus que l'annuelle, et l'engagement annuel se paie d'avance.
| Forfait | Paiement annuel | Paiement mensuel | Frais de carte à partir de | Frais de transaction tiers |
|---|---|---|---|---|
| Basic | 24 € par mois | 32 € par mois | 1,6 % + 0,25 € | 2 % |
| Grow | 69 € par mois | 92 € par mois | 1,5 % + 0,25 € | 1 % |
| Advanced | 289 € par mois | 384 € par mois | 1,4 % + 0,25 € | 0,6 % |
| Plus | à partir de 2 100 € par mois | à partir de 2 100 € par mois | 1,3 % + 0,25 € | 0,2 % |
Trois lignes de ce tableau méritent une lecture attentive. Les frais de carte s'appliquent à chaque paiement encaissé et s'ajoutent à l'abonnement : ils ne remplacent pas la commission d'une place de marché, ils s'y comparent. Les frais de transaction tiers sont la ligne que les comparatifs oublient : Shopify écrit sur sa propre page que ces frais « peuvent s'appliquer si vous utilisez un fournisseur de services de paiement externe (autre que Shopify Payments) » et que « le taux dépend de votre forfait ». Sur Basic, choisir un autre encaisseur coûte donc 2 % de plus par vente. Enfin, Shopify précise que ses forfaits ne comportent pas de frais de configuration, et affiche un tarif d'entrée de 1 € par mois pendant 3 mois : utile pour tester, sans effet sur le calcul de rentabilité, qui doit se faire au tarif plein.
Le module de caisse POS Pro, si vous vendez aussi en physique, est facturé 79 € par mois en supplément. Pour une première boutique en dropshipping, il ne sert à rien.
Retenez un ordre de grandeur : Basic en annuel, c'est 288 € par an d'abonnement avant la première vente, plus environ 0,65 € de frais de carte sur une commande à 25 €. C'est le coût d'entrée d'un canal que vous possédez.
Étape 2 : Déclarez l'activité et réglez la question de la TVA
La deuxième étape est administrative et précède la mise en ligne. Ici le texte passe à l'impersonnel, parce qu'il décrit des obligations et non des conseils.
Celui qui achète des biens pour les revendre exerce une activité professionnelle dès la première vente, sans seuil en euros. L'activité se déclare au préalable sur formalites.entreprises.gouv.fr, le guichet unique des formalités des entreprises, ce qui donne le numéro d'identification Siren. Ce numéro n'est pas une formalité de plus : il figure obligatoirement dans les mentions légales de la boutique, à l'étape 3.
Le régime de la micro-entreprise s'applique tant que le chiffre d'affaires perçu dans l'année ne dépasse pas 203 100 € pour une activité de vente de marchandises (service-public.gouv.fr, fiche F23961). Les cotisations sociales d'un micro-entrepreneur en achat-revente représentent 12,3 % du chiffre d'affaires encaissé (fiche F36232), prélevées sur les ventes, pas sur le bénéfice : sur une commande à 24,90 €, 3,06 € partent avant même de compter la marge.
La TVA se joue en deux temps, et c'est le point où une boutique Shopify diffère d'une annonce eBay.fr. Premier temps, la France : sous la franchise en base de TVA, tant que le chiffre d'affaires reste sous 85 000 € pour une activité commerciale (fiche F21746), aucune TVA n'est facturée aux acheteurs et aucune n'est récupérée sur les achats. Second temps, l'Union européenne : une boutique en ligne n'a pas de frontière, et dès qu'elle expédie en Belgique, en Allemagne ou en Espagne, elle réalise des ventes à distance intracommunautaires. L'administration fiscale fixe le seuil : « un seuil de 10 000 € a été instauré, en deçà duquel la TVA sur les prestations de services et les ventes à distance intracommunautaire de biens, reste due dans l'État membre d'établissement du prestataire » (impots.gouv.fr). Au-dessus de ce seuil, la TVA est due dans le pays de l'acheteur, et le guichet unique de TVA, l'OSS, permet de la déclarer et de la payer depuis un seul espace professionnel au lieu de s'immatriculer dans chaque État membre. Ce seuil ne s'applique pas aux opérateurs établis hors de l'UE ou établis dans plusieurs États membres.
Autrement dit : une boutique qui vend uniquement en France ne rencontre jamais cette question, et une boutique qui laisse la livraison ouverte à toute l'Europe la rencontrera sans l'avoir décidé. Choisissez les pays de livraison consciemment, dès l'ouverture.
Étape 3 : Écrivez les mentions légales, les CGV et la rétractation
La troisième étape est celle qui distingue vraiment une boutique d'une annonce sur une place de marché : sur votre propre site, vous êtes l'éditeur, et les obligations d'information pèsent sur vous. La fiche « Faire du commerce électronique : les règles à respecter » de service-public.gouv.fr, vérifiée le 19 juin 2026, en donne la liste, et elle est courte à lire et longue à écrire.
Les mentions légales doivent comporter votre identité et votre forme juridique, l'adresse du siège, le numéro RCS ou Siren, le numéro de TVA le cas échéant, une adresse électronique et un téléphone de contact, ainsi que l'identité de l'hébergeur du site avec son adresse et son téléphone. Un micro-entrepreneur y fait figurer ses nom et prénom accompagnés de la mention « entrepreneur individuel » ou du sigle « EI ». La sanction du défaut de mentions obligatoires est lourde : 75 000 € d'amende, et pour une personne physique, jusqu'à un an d'emprisonnement. Un micro-entrepreneur est une personne physique.
Les conditions générales de vente portent les informations précontractuelles : caractéristiques du produit, prix total TTC, identité et coordonnées du professionnel, garantie légale de conformité et garanties commerciales, existence ou absence du droit de rétractation avec ses conditions, et les modalités de règlement des litiges.
Le droit de rétractation est de 14 jours à compter de la réception de la commande (article L221-18 du Code de la consommation). Deux conséquences pratiques : le site doit mettre à disposition une fonctionnalité permettant d'exercer gratuitement ce droit, et le remboursement intervient au plus tard 14 jours après la notification. Sur un produit importé, cela signifie qu'un retour peut vous revenir avant même que la marchandise vous soit parvenue. Le taux de retour entre dans le calcul de l'étape 5, pas dans les regrets du trimestre suivant.
Aucun de ces textes n'arrive avec un thème. Un modèle générique traduit ne contient ni votre Siren, ni l'identité de votre hébergeur, ni vos délais réels de livraison : il faut l'écrire. Les règles françaises applicables au dropshipping en tant que tel, dont la responsabilité de plein droit du vendeur sur la bonne exécution de la commande, sont détaillées dans notre page sur le cadre légal du dropshipping en France.
Étape 4 : Trouvez le produit, la partie que Shopify ne fait pas
La quatrième étape est la seule que la plateforme ne peut pas vous aider à franchir, parce qu'elle ne voit que votre boutique. Regardez d'abord à quoi ressemble le terrain français, mesuré plutôt que raconté. Les chiffres de ce tableau proviennent du ZIK Marketplace Index (ZMI), qui suit 2 290 boutiques Shopify françaises et 1 925 765 de leurs produits, données au 05/09/2026.
| Le champ Shopify français | Chiffre |
|---|---|
| Boutiques françaises suivies | 2 290 |
| Boutiques ayant vendu au moins une fois en 30 jours | 1 505 |
| Produits vendus par ces boutiques en 30 jours | 655 007 |
| Part de ces boutiques qui font tourner des publicités Meta | 63,3 % |
| Part qui fait tourner des publicités Pinterest | 3,4 % |
| Part qui fait tourner des publicités TikTok | 1,1 % |
La ligne à 63,3 % dit l'essentiel. Deux boutiques françaises actives sur trois achètent leur trafic sur Facebook et Instagram, parce qu'une boutique neuve n'a aucune audience et que le référencement met des mois. La publicité n'est donc pas une option dans ce modèle, c'est une ligne de coût permanente, et elle explique pourquoi tant de boutiques ferment : elles ont testé un produit avec un budget publicitaire au lieu de le vérifier avec des données.
La vérification, elle, se fait sur des ventes déjà réalisées ailleurs. C'est ce que fait ZIK Analytics du côté Shopify. Le Shopify Store Finder filtre les boutiques par pays, langue, devise, période de ventes, ventes, chiffre d'affaires estimé, nombre de produits actifs, type de boutique (Dropshipping, One Product Store, Print on Demand) et canaux sociaux ou publicitaires ; les résultats affichent le nom de la boutique, sa date de création, ses produits actifs, ses produits vendus et son chiffre d'affaires estimé. Le bouton Scan Store ouvre le Shopify Sales Tracker sur une boutique précise, qui analyse n'importe quelle URL de boutique et affiche le nom, le pays, la langue et la devise, les produits, les ventes du jour, de la veille et des 7 derniers jours, le total vendu, le chiffre d'affaires et les applications installées. Le Shopify Product Explorer part du produit plutôt que de la boutique : recherche par mots-clés, filtres de période, de prix et de type de produit, puis images, prix, ventes sur 7, 14, 30 et 60 jours et chiffre d'affaires ; depuis un résultat, Item Finder cherche les correspondances côté fournisseurs.
Trois limites honnêtes, parce qu'elles changent la façon de lire ces chiffres. Les ventes Shopify sont des estimations produites par un algorithme constant, comparables dans leur méthode à ce que font Similarweb ou Ahrefs : elles servent à comparer et à repérer des tendances, pas à auditer une boutique, et elles sont moins fiables sur les boutiques à très faible activité. Les données sont mises à jour quotidiennement, avec un écart possible d'environ 20 %. Et le suivi d'une boutique commence au moment où vous l'ajoutez : l'historique antérieur n'est pas reconstitué. ZIK n'a par ailleurs pas d'intégration directe avec Shopify ; c'est un outil de recherche, pas une extension de votre boutique.
La méthode complète pour passer d'une idée à un produit vérifié, seuils chiffrés compris, est dans notre guide du produit gagnant. Si votre besoin est d'abord de surveiller les publicités des autres, la comparaison des outils dédiés est traitée dans notre avis sur Minea. Et pour le choix du fournisseur qui expédiera à votre place, la page fournisseur dropshipping détaille les routes praticables depuis la France.
Étape 5 : Calculez la marge avec les frais Shopify et le droit de douane
La cinquième étape est de l'arithmétique, et elle élimine la plupart des idées de produits. Prenons une commande à 24,90 € sur une boutique Basic, encaissée par carte via Shopify Payments, avec un fournisseur hors UE. Le coût fournisseur est une hypothèse, clairement signalée comme telle : c'est le seul chiffre que vous seul pouvez obtenir, par écrit, avant de commander.
| Poste | Montant |
|---|---|
| Prix de vente TTC | 24,90 € |
| Frais de carte Shopify, 1,6 % + 0,25 € | 0,65 € |
| Coût fournisseur, port compris (hypothèse) | 9,00 € |
| Droit de douane forfaitaire, une ligne d'article | 3,00 € |
| Marge brute | 12,25 € |
| Cotisations sociales, 12,3 % du prix de vente | 3,06 € |
| Reste avant abonnement et publicité | 9,19 € |
Le droit de douane mérite sa ligne. Depuis le 1er juillet 2026, les ventes à distance de biens importés d'une valeur inférieure ou égale à 150 € supportent un droit forfaitaire, et la douane française est explicite sur l'unité de calcul : « Chaque ligne d'article contenue dans une déclaration est soumise au droit de douane forfaitaire de 3 euros. » Sur un produit à 24,90 €, cela représente 12 % du prix de vente. Sur un produit à 9,90 €, cela n'a plus de sens du tout, et c'est une raison suffisante pour abandonner les articles à très petit prix expédiés depuis la Chine. La mesure reste applicable jusqu'au 1er juillet 2028.
Reste ce que le tableau ne contient pas, et c'est le plus gros. L'abonnement de 24 € par mois est fixe : à 9,19 € de reste par commande, il faut environ trois ventes par mois pour le couvrir, avant de gagner quoi que ce soit. Et le coût d'acquisition d'un client par la publicité n'a aucun chiffre par défaut : il dépend du produit, de l'audience et de la créative, il se mesure sur vos propres campagnes, et personne ne peut honnêtement vous le donner à l'avance. Si vous encaissez avec un prestataire autre que Shopify Payments, ajoutez encore 2 % au tableau, soit 0,50 € sur cette commande.
eBay.fr ou Shopify : par quoi commencer
Les deux canaux ont la même fiscalité et les mêmes obligations de vendeur professionnel. Ils diffèrent sur la structure du coût et sur l'origine du trafic. eBay.fr prélève par vente et vous prête des acheteurs déjà présents ; Shopify prélève par mois et vous laisse construire votre audience. Pour un premier produit non validé, le canal qui coûte le moins cher à l'échec est celui qui ne facture rien quand rien ne se vend ; c'est le raisonnement que suit notre guide comment faire du dropshipping en France, qui détaille pas à pas la route eBay.fr, du compte professionnel au calcul de marge.
Le bon moment pour ouvrir la boutique Shopify, c'est quand un produit vend déjà et que vous voulez arrêter de louer la relation client. La boutique devient alors une marque, avec sa liste d'emails, ses visiteurs récurrents et ses pages qui se référencent, et l'abonnement mensuel se compare à une commission de place de marché que vous ne payez plus. Beaucoup de vendeurs tiennent les deux en parallèle, et c'est souvent la meilleure réponse.
Par où commencer cette semaine
Chiffrez d'abord : abonnement annuel ou mensuel, frais de carte, et le prestataire de paiement que vous comptez utiliser, parce que ce choix vaut 2 % par vente. Déclarez l'activité sur formalites.entreprises.gouv.fr et notez votre Siren. Décidez des pays de livraison, en connaissant le seuil de 10 000 €. Écrivez les mentions légales, les CGV et la procédure de rétractation avant la mise en ligne, avec la fiche de service-public à côté. Cherchez ensuite un produit sur des ventes réelles, pas sur une publicité, et faites le calcul de marge complet, douane comprise, avant de commander quoi que ce soit. Les outils d'automatisation et d'intelligence artificielle appliqués au dropshipping accélèrent certaines de ces étapes ; aucun ne les remplace.
ZIK Analytics est une plateforme multicanale de recherche de produits et d'intelligence de marché : données de ventes eBay de première main, estimations de ventes des boutiques Shopify, intelligence publicitaire Meta (Facebook et Instagram) et mise en relation avec des fournisseurs sur Amazon, Walmart, AliExpress, Alibaba et CJ. L'essai dure 7 jours pour 1 $, et l'application est en anglais. Une boutique Shopify est un bon outil pour vendre un produit qui marche, et un mauvais endroit pour découvrir s'il marche. Les vendeurs qui durent font les choses dans cet ordre : le chiffre d'abord, la conformité ensuite, la boutique quand le produit a fait ses preuves.
Questions fréquentes
Comment faire du dropshipping sur Shopify ?
Dans cet ordre : chiffrez l'abonnement et les frais de paiement avant d'ouvrir la boutique, déclarez votre activité de micro-entrepreneur sur formalites.entreprises.gouv.fr, écrivez les mentions légales et les CGV que la loi française vous impose en tant qu'éditeur du site, choisissez un produit sur des ventes mesurées plutôt que sur une publicité vue passer, puis calculez la marge avec les frais de carte, le coût fournisseur et le droit de douane forfaitaire de 3 € si la marchandise vient de hors UE. Shopify prend en charge la boutique et le paiement, pas les quatre autres points.
Quel est le coût mensuel de Shopify ?
Sur la page des tarifs française lue le 9 septembre 2026 : Basic 24 € par mois en facturation annuelle et 32 € en mensuel, Grow 69 € et 92 €, Advanced 289 € et 384 €, Plus à partir de 2 100 €. Shopify indique qu'il n'y a pas de frais de configuration, et propose un tarif d'entrée de 1 € par mois pendant 3 mois. À l'abonnement s'ajoutent les frais de carte, à partir de 1,6 % + 0,25 € par paiement sur Basic, et 2 % de frais de transaction tiers si vous encaissez ailleurs que par Shopify Payments.
Faut-il un statut pour ouvrir une boutique Shopify en France ?
Oui, dès que vous achetez pour revendre. L'activité se déclare au préalable sur formalites.entreprises.gouv.fr pour obtenir un numéro Siren, et ce numéro figure ensuite dans les mentions légales de la boutique. Le régime de la micro-entreprise s'applique tant que le chiffre d'affaires reste sous 203 100 € pour une activité de vente de marchandises, avec 12,3 % de cotisations sociales prélevées sur le chiffre d'affaires encaissé, pas sur le bénéfice.
Faut-il facturer la TVA sur une boutique Shopify ?
Sous la franchise en base de TVA, tant que le chiffre d'affaires reste sous 85 000 €, vous ne facturez pas de TVA à vos acheteurs et vous n'en récupérez pas sur vos achats. La règle change quand la boutique vend hors de France : au-delà de 10 000 € de ventes à distance par an vers des acheteurs d'autres États membres de l'UE, la TVA est due dans le pays de l'acheteur, et le guichet unique OSS permet de la déclarer et de la payer depuis un seul espace professionnel au lieu de s'immatriculer dans chaque pays.
Shopify permet-il de trouver des produits gagnants ?
Non, ce n'est pas ce que fait Shopify. La plateforme construit la boutique, gère le catalogue et encaisse le paiement ; elle ne montre ni ce que vendent les autres boutiques, ni le volume d'une niche, ni le prix auquel un produit se vend ailleurs. C'est la raison pour laquelle la majorité des boutiques françaises achètent de la publicité : 63,3 % des 1 505 boutiques Shopify françaises ayant vendu en 30 jours font tourner des annonces Meta (ZMI, données au 05/09/2026). La recherche de produits se fait avec un outil séparé, et la méthode est décrite dans notre guide du produit gagnant.
Vaut-il mieux commencer sur eBay.fr ou sur Shopify ?
Cela dépend de ce que vous avez déjà. Sans produit validé, eBay.fr coûte moins cher à l'essai : pas d'abonnement obligatoire, des acheteurs déjà présents, et des ventes terminées lisibles pour mesurer la demande. Avec un produit qui vend, Shopify devient intéressant, parce que vous possédez la boutique, la relation client et la marque au lieu de les louer à une place de marché. La différence de structure est là : eBay prélève par vente, Shopify prélève par mois.